La nuit d’avant

Il y a deux petits traits sur mon bras, deux petites marques à peine rouges. Presque parallèles.

Ce qui est certain, c’est qu’elles n’y étaient pas hier soir. Et ce matin, j’ai tendu le bras pour prendre ma tasse de café et je les ai vues soudain. J’ai passé un doigt dessus et c’est à peine si j’ai senti quelque chose. A peine.

Il n’y a personne dans la chambre.

Elle s’était cachée derrière un chapeau, des lunettes, elle aurait pu être n’importe qui.

Il m’a dit qu’il m’avait vue dormir. Que dans le train, il m’avait regardée dormir. Je ne comprenais pas comment il avait pu faire pour ne pas voir mes yeux. Je ne dormais pas, j’en suis sûre. Je ne dors jamais.

Il y a sur mon bras deux petites marques à peine rouges. Presque parallèles, comme deux petites lèvres qui chuchotent. Mais je ne sais pas ce qu’elles me disent.

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