S’encor-porer

Pour ces Vases communicants de novembre, je suis heureuse d’accueillir Amélie Charcosset, auteur du blog Les mains dans les p’Och (« Tranches de vie et de pastèque à Och, Kirghizstan »), merci infiniment à elle… et c’est un sonnet qu’elle a écrit :

S’encor-porer

Danse en nos mots soufflés, l’été indien m’évite
J’ai le cœur accroché, et lourdes les paupières
J’ai marché dans ces vies, allume les lumières
Et l’esprit reposé, l’hiver d’ailleurs s’invite.

La main saisit au vol une envie de la suite,
Et le pied creuse en vain, et retourne la terre
Et marque le pays, et bredouille des vers
Et demande pardon, être humain être quittes.

Le kurma est sucré, ma bouche mémoire vive
Les mantis potiron, mon ventre à la dérive
Si la nuit est un son, pourvu qu’il soit croqué.

Quotidien mélangé, habitudes motivent
Ma langue disséquée, clés approximatives
Mais mon corps fait des bonds, de plus en plus légers.

—– Mon propre texte, chez elle, est intitulé Légèreté.

La liste des vases communicants du mois, dressée par Brigitte Célérier, se trouve ici.
Les vases de novembre sont dédiés à Maryse Hache.

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