Quelconque errant

Comme un vol de perdreaux hors du chantier naval
Fatigués de porter leurs légères mitaines
De caross(e), de mohair, soutiers à la douzaine
Partaient, ivres d’un rêve hérétique et normal.

Ils allaient conquérir le crapuleux mental
De six tangos furies dans ses filles châtaines
Et les gens alités indiquaient leurs fontaines
Aux corps mystérieux du monde instrumental.

Chaque soir, espérant des gants de mains étiques,
L’azur fluorescent de la mèr(e) névrotique
Enchantait leur soleil d’un virage serré

Où, penchés à l’avant des grandes manivelles,
Ils remontaient conter dans un ciel essoré
Du fond de l’eau céans, des émois de nouvelles.

hommage à José Maria de Heredia

Cet article a été publié dans Upoèmes. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s