« Mon cher Michel »

En hommage à Michel Butor, voici ce que j’écrivais en 2006 au moment de l’expo qui lui avait été consacrée par la BNF. (Je ne garantis pas la validité des liens cités à la fin.) L’an dernier (ou était-ce en 2014 ?) j’avais eu l’occasion de l’écouter in real life, dans le cadre du séminaire de géographie littéraire de Michel Collot à Paris III.

L’exposition « Michel Butor, l’écriture nomade » qui vient de s’achever à la BNF (site Tolbiac) a eu du mérite à évoquer, dans un espace relativement restreint, une œuvre aussi vaste et multiforme.

Michelbutor

Comme l’indique la bibliothèque dans sa présentation,

« Né le 14 septembre 1926, Michel Butor aura 80 ans cette année. Auteur de quatre romans, dont la fameuse Modification (NDLR : roman écrit presque entièrement à la deuxième personne, un vrai tour de force…) qui lui vaut le prix Renaudot en 1957 et le situe parmi les protagonistes du Nouveau roman, Michel Butor se tourne bientôt vers d’autres genres littéraires : l’essai, la poésie, la pièce radiophonique. Il invente de nouvelles formes textuelles, comme dans Mobile (1962), multiplie les œuvres réalisées avec des artistes contemporains (NDLR : Pierre Alechinsky, Camille Bryen, Olivier Debré, Christian Dotremont…) et, parcourant le monde, transforme chaque pays visité en source d’inspiration pour de nouveaux livres. La Bibliothèque nationale de France, qui conserve l’ensemble de sa correspondance, des manuscrits et de nombreux livres d’artistes, organise une exposition conçue comme un voyage autour d’un des grands écrivains de notre temps. »

Dans ce parcours fécond, il a croisé et fréquenté tout ce que notre époque compte de têtes pensantes et écrivantes… Il est fascinant de voir dans cette expo tant de lettres de et à Butor, avec pour correspondants Roland Barthes, Nathalie Sarraute, Gaston Bachelard, Francis Ponge, Claude Simon, Jacques Lacan, André Breton et j’en passe. Tous ces grands esprits, toutes ces écritures (manuscrites les lettres, pour la plupart) : « Mon cher Michel… »

Écrivain qui voyage, voyageur qui écrit, nulle contradiction, chaque démarche nourrit l’autre : dire le monde pour mieux l’appréhender, et inversement. « A mesure que le temps passe, je m’efforce d’ouvrir mon objectif, d’élargir mon compas aux dimensions de la planète », écrit Michel Butor.

 

en complément :

« Michel Butor, le goût de la marge », un entretien avec Pierre-Marc de Biasi, paru dans le Magazine littéraire, juin 2006, pp.91-95

un « petit guide » chez remue.net : http://www.remue.net/cont/butor.html

pour les amateurs givrés d’index (comme moi), le site d’Henri Desoubeaux, Dictionnaire Butor : http://perso.orange.fr/henri.desoubeaux/index.html#Dictionnaire

 

 

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