La double mort de Niecoan

« Dans une petite ville perdue du Mexique, un beau matin, il y avait une fille morte d’une blessure par une flèche reçue dans le dos. Ses yeux, les larmes séchées, étaient grand ouverts sur la mort et contemplaient un monde de beauté et de chagrin. Elle s’appelait Niecoan, et c’était une belle fille, aussi belle qu’une fleur, qui rêvait le rêve de toutes les filles. Niecoan était allée à l’aube rejoindre son père et il avait écrit une chanson pour elle, mais au bout d’un moment il s’était senti mal, il avait très chaud et il était très las. Il s’allongea près d’elle, mit sa tête sur ses genoux et mourut. Je crois que la flèche contenait un peu de poudre, et pendant que Niecoan chantait, la flèche avait glissé et l’avait tué. J’étais en admiration devant elle, je n’étais pas retourné là-bas, mais j’étais allé à sa rencontre et je lui avais dit tout ce qui était arrivé à la petite fille. Je lui ai chanté une chanson comme son père. Quand tu as une petite fille dans tes bras, avait-il dit, ne la laisse pas aller dormir sans toi, et ne laisse personne rentrer à la maison sans toi, parce que tu vas pleurer. Cela m’avait fait grandir.

Je savais où elle habitait. On se voyait chaque soir quand il était au travail, et je montais et descendais dans la maison, regardant tout, en pleurs. Je savais où elle habitait. Tous les gens de la ville savaient où il habitait, et il venait là chaque matin. Sinon, il était toujours à la maison, toujours avec sa femme, quelquefois avec ses enfants, toujours avec sa femme et sa mère. Je savais où elle habitait, j’étais si proche d’elle, même si plein de choses entre nous étaient différentes ; ce n’était que le début, pour autant que je sache. Elle me parlait comme une mère à son enfant. C’est ainsi que je me suis mis à l’aimer en tant que personne. Si je n’avais pas eu cette chance, je n’aurais probablement pas pu y aller les premières années, quand il était avec moi. Elle était tellement proche de moi, elle était aussi ma grand-mère. Nos familles étaient proches, mais pas tant que ça. Nous avions une maison bien vieille, mais agréable, où j’aimais courir en tous sens. Je savais que la terre était bonne à cet endroit, et il y avait de l’eau à proximité, assez pour installer un bassin, et ce n’était pas loin de la ville. J’avais aménagé un grand jardin, facile à cultiver. Mais cela ne va pas plus loin ; c’est là que mon histoire s’achève, et ma famille s’achève aussi, et mes voisins également. »

J’ai écrit ce texte à l’aide du logiciel libre Talk To Transformer d’Adam King, après avoir lu celui composé par Joachim Séné (voir https://remue.net/je-ne-pouvais-plus-ecrire). En gros, on écrit une première phrase, et le robot (je sais, ce n’est pas un robot, mais c’est ainsi que je le vois) vous fournit une suite en plusieurs paragraphes. Si cela ne vous plait pas, on peut en demander d’autres à partir de la même phrase (la mienne était juste « Dans une petite ville perdue du Mexique, un beau matin »). J’ai établi ce texte à partir de 3-4 séquences de TTT, j’ai juste traduit et à peine arrangé quelques transitions.

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